Réflexion

Écrire, écrire, écrire un blogue

11 août 2016

Ces derniers temps, j’ai pris quelques semaines de repos. Vous l’avez remarqué ? Rien de grave. J’avais juste besoin d’une petite pause, d’un arrêt calculé et assumé.

Mon silence n’était pas obligatoire, je n’étais pas en panne d’idée, je me suis imposé un arrêt. J’avais besoin de prendre du recul, de faire le vide, de me questionner. J’avais besoin de me recentrer sur moi, mes enfants, mon homme, ma famille, de nouveaux projets en devenir.

Avec ce silence, j’ai aussi testé ma dépendance aux réseaux sociaux parce que mine de rien, être blogueuse, ça te bouffe du temps sur la toile. Au printemps, je me suis tout à coup senti comme une fabrique à contenu. Plus vulgairement, une pondeuse de contenu. Pondre, pondre, pondre. Toujours, plus vite, plus vite.

Il y a une espèce de pression (non-dite) pour toujours être présent et surtout partout en même temps. Sans parler de l’instantanéité et du « je vous dévoile tout ! » pour se faire un tant soit peu connaître sur la blogosphère.

Cette pression, j’en ai eu marre. J’ai voulu la stopper. Je ne me retrouvais plus dans cette production démesurée de contenu. C’est alors que les questions se sont mises à débouler. Comment me positionner sans me dénaturer ? Comment trouver un équilibre entre le blogue et le reste de ma vie ? Comment maintenir mon blogue dans le temps et m’assurer de la satisfaction de mes publications ?

J’ai donc décidé de prendre du recul (en prenant des vacances ;-) et au retour de corriger certains aspects de mon travail pour mieux me concentrer. Tout d’abord, j’ai grandement diminué mon temps réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce qu’en ne scannant plus continuellement le web, je me sens plus « groundé » et les sujets me viennent plus facilement. C’est bizarre, mais ça marche ! Je suis plus appliquée, plus efficace, moins distraite.

Je ne regarde presque plus les statistiques du blogue. J’entends déjà les gourous du web crier à l’horreur. J’m’en fous. Terminé pour moi les montagnes russes d’émotions liées aux statistiques. J’oublie les chiffres et je focalise sur le travail à faire.

Puis, je me suis questionné sur le nombre de publication par semaine sur le blogue. Un ? Deux ? Trois ? Certains articles peuvent me prendre jusqu’à sept ou huit heures à écrire, corriger, mettre en forme et mettre en-ligne. À ce rythme, impossible d’écrire tous les jours. C’est pourquoi, je me suis prescrit le #slowtoute de @vanessa_giguere et de prendre le temps qu’il me faut pour travailler mon contenu sans me mettre de stress. Je laisse du temps au temps.

J’ai aussi remis en question l’axe du blogue. Est-ce que je développe un seul thème ou est-ce que je reste généraliste ? J’aime trop de truc. J’ai trop envie d’aborder divers sujets. Pourquoi me spécialiser ? J’ai arrêté mon choix sur la deuxième option, celle qui me semble la plus logique pour moi. C’est pourquoi, j’écrirai encore au gré de ma réalité, des différentes étapes que nous traversons en famille, de mes petits coups de cœur et tout le reste. Voilà, laPiqûre est un blogue dit « lifestyle » familial, c’est confirmé, assumé, bien piqué ;-)

Cette pause m’a permis de savourer les petits moments en famille. De gambader à droite et à gauche, de faire une remise en question de laPiqûre, de me recentrer sur mes priorités, de développer un autre projet (qui devrait voir le jour bientôt), de me redonner des ailes et de l’énergie.

À me relire, j’ai l’impression de ne pas avoir arrêté, mais en réalité je n’ai rien fait de l’été sauf réfléchir et profiter…

 

Photo à la Une : Lauren Mancke

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2 Commentaires

  • Reply Anne Kernisan 24 janvier 2017 at 12:02

    Tu as tellement raison. C’est un rythme fou cette histoire de blogging…et les réseaux sociaux des fois nous font complètement perdre le fil. Bonne résolution ;-)

    • Reply laPiqûre 24 janvier 2017 at 12:12

      Oui, pas facile d’arrêter, de prendre une pause. Mais, j’pense qu’il faut le faire de temps en temps pour prendre du recul ;-) Bonne Année à toi !

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