Réflexion

La mono fatigue

6 mars 2017

Je ne suis pas très présente ces temps-ci sur le blogue. Je dois dire que depuis septembre, les petites maladies enfantines font rages à la maison. Pharyngite, bronchite, pneumonie, name it… Les visites chez le médecin sont répétitives, les journées de maladie régulières, les nuits sérieusement bousculées.

Tous les soirs, j’ai cette petite voix en moi qui murmure « dodo, dodo » parce que si punaise se réveille trois fois cette nuit, je vais (assurément) pogner les nerfs.

C’est alors que surgit la fameuse question : comment il fait le mono ? Le parent seul, le parent qui doit assurer 24/7. Le parent qui n’a pas ou très peu d’appui. Le parent qui jongle entre l’envie de fuir et l’obligation de rester. Le parent qui prend seul toutes les décisions. Le parent qui est l’un et l’autre. Le parent qui affronte tout, tout le temps, en mono. Comment il fait ?

Parce que dans ma supra fatigue, je ne suis pas seule dans ma galère. J’ai ma moitié pour savourer partager les péripéties de notre vie familiale. J’ai une épaule sur laquelle m’appuyer quand mon presto est sur le bord d’exploser. On partage notre fatigue. On comprend.

On dit qu’il faut un village pour élever un enfant, c’est peut-être pour offrir de l’aide à tous les parents qui sont sur le bord du précipice. Car, l’épuisement parental, ça existe. Des parents qui crient à l’aide dans l’indifférence générale. Ça existe !

Quand le sommeil nous manque, que notre mini ressent x1000 notre épuisement et qu’il se transforme en extra-terrestre… Quoi faire devant cette rencontre du troisième type qui nous rend vulnérable ?

Car élever un enfant n’est pas une mince tâche. Ça ne demande pas simplement de l’amour, de la patience, de l’indulgence, de la bonté, de la compréhension… mais aussi du recul, un peu de silence pour relativiser, pour garder confiance en soi, pour ne pas sombrer dans le pessimisme.

Parents monos, vous n’êtes pas seul à avoir des coups de blues.

On a le droit, vous avez le droit. C’est correct.

On comprend.

Love.

 

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