Réflexion

Je n’aime pas l’heure du repas

12 avril 2016

Depuis que je suis maman, je n’aime pas la planification et la préparation des repas. Pour dire vrai, j’haïs ça ! J’en fais des boutons. Je me lève le matin en me disant : « Qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? Encore un autre souper à préparer ». Pourtant, j’aime cuisiner, faire des plats mijotés, des desserts, mais pas au jour le jour.

Planifier, organiser les menus, trouver de nouvelles recettes pour ne pas manger toujours la même chose. J’ai beau essayer. Y mettre toute ma volonté. Ça dure une semaine, ça fait rire mon homme, puis ça passe à la trappe. Et puis, ça recommence, je réorganise, j’arrête, je recommence, une roue sans fin. Oui, oui, moi aussi j’en ai une mijoteuse ! Mais, je l’oublie souvent dans le placard…

Dans mes moments (réguliers) de mauvaise planificatrice de repas familiaux, j’entends encore dans ma p’tite tête de gamine les plaintes de ma mère qui répétait sans cesse : « Je déteste faire à manger ». Évidemment, je ne comprenais pas son stress… C’est quoi le problème avec les repas ? Et bien, je dois me rendre à l’évidence, je suis prise du même syndrome. Est-ce que c’est génétique ? Est-ce que ça se transmet de mère en fille ?

Parce que ma grand-mère aussi, haïssait ça ! Mais elle, à sa défense, elle avait treize bouches à nourrir matin, midi et soir. Grosse famille, vous l’avez compris. Pour mamie, c’était bien cuit. Pour maman, c’était médium. Pour moi, c’est saignant. De mères en filles nous n’aimons pas la routine des repas. Oui, oui, ça se transmet, c’est certain. Même planifié, même préparé, ça me tue ! C’est toujours un moment de tension.

Mettez dix personnes à ma table, demandez-moi d’organiser un repas avec entrée, met principal, dessert et les à-côtés… Pas de problème. J’adore ! Demandez-moi de décider ce que nous allons manger dans trois jours, je grimace à coup sûr. J’le sais-tu moi ce qui va me tenter dans quatre, cinq jours. Ok, j’vais le mettre tout de suite mon poulet dans le four…

Je n’y trouve aucun plaisir. Pour moi, l’heure du repas est un moment de pur supplice. Les enfants sont fatigués, les parents aussi, tout le monde à sa journée dans le corps, tout le monde veut manger MAINTENANT ! Pas dans dix minutes, pas dans quinze, MAIN-TE-NANT ! L’impatience est le mot d’ordre.

C’est donc à la course, entre deux concombres à couper, dans l’espoir d’assouvir l’irritation de ma progéniture, que je me décoiffe le toupet devant mon rond de poêle pour finaliser le repas. Quand c’est enfin prêt, quand ça semble mangeable et que je peux enfin mettre mes deux fesses sur ma chaise, c’est la pagaille qui commence : « Allo, on mange-là ! », «Oui, oui, je sais, t’aimes pas les patates, mange le reste », « Comment ça t’as plus faim ? T’as rien mangé ! »…

S’asseoir calmement avec ses enfants, son amoureux, devant un repas fait avec tendresse par une maman dévouée (je beurre, là !), ça ne se peut tout simplement pas chez moi. Oubliez-ça ! Ici, c’est plutôt le chaos : « J’aime pas ça ! », « J’veux des pâtes ! », « J’veux mon dessert tout de suite », « Bouge pas, j’vais l’ramasser ton dégât ».

Dans ma douce demeure, les repas du soir c’est tout simplement le moment le plus pénible de la journée. Voilà, c’est dit.

« Qu’est-ce qu’on maaaaaaaaaange ? »

 

Photo à la Une : Pawel Rekas

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2 Commentaires

  • Reply Lexie 13 avril 2016 at 11:29

    Mwahaha, chez nous c’est planifié. Chaque semaine on glane sur des sites appétissants, on prévoit deux trois nouvelles recettes et deux trois basiques, on la laisse la porte ouverte au niveau de certains trucs comme les lasagnes, on décidera de ce qu’on met dedans en voyant les rabais chez IGA, et voilà! On tient un fichier chez Google Drive qu’on se partage et on cuisine tous les deux pour éviter les frustrations :)

    • Reply laPiqûre 13 avril 2016 at 14:11

      Ah si je pouvais y trouver autant de bonheur… Est-ce que je peux t’embaucher pour ma planif des repas ;-)

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